… Ou l’art de transformer une vulgaire chasse au moustique en véritable génocide guerre de "Bang !"
J’ignore s’il s’agit d’une pulsion d’origine génétique, biologique ou culturelle (sans doute un peu des trois) mais tout insecte piqueur/suceur ayant l’idée de faire une promenade de santé dans notre chambre à coucher, est instantanément détecté et immédiatement condamné à finir sa vie pulvérisé contre un mur ou écrabouillé contre le plafond. Atomisé. Et exsangue, c’est tout de même le comble.
Le Zzzz zzzz des moustiques rend complètement "dengue" mon mari, qui d’ordinaire pacifiste, se transforme illico en soldat sanguinaire, en résistant, en franc-tireur, en combattant de l’extrême et en Flytox-le-nettoyeur de diptère sans état d’âme aucun et ce, même surtout au beau milieu de la nuit. Le processus est toujours le même :
- détection innée de l’intrus ;
- premier "Bang !" convulsif et inconscient ;
- prise de conscience ;
- éclairage a giorno ;
- émergence de l’instinct de chasseur ;
- déploiement de force (physique) ;
- balayage visuel à 360° ayant pour but d'estimer tout objet pouvant être utilisé comme arme de destruction efficace, genre Grosse Bertha ou fatal bazooka (lui, armé jusqu'aux dents donc... moi, armée de patience) ;
- cogitation à 150 000 tr/mn, échafaudage d’une tactique pouvant occire rapidement le moustique récalcitrant ;
- mise en pratique de la stratégie de la mort qui tue…
- Big "Bang" final !
Bilan de l’opération Overnight : un moustique sacrifié, tombé au champ du déshonneur, entre une revue médicale et un quotidien national - paix à son âme, un vainqueur soulagé qui a pu se rendormir dans l’heure et une fin de nuit sans sommeil pour moi.
Une sieste s’impose !
| Fond sonore : Streets of Philadelphia - Bruce Springsteen. Ecoutable >>>ici<<<|
|Je porte : De bien petits yeux, résultat d’une nuit agitée|
|Atmosphère : Studieuse, hélas|
|Mot du jour : Nuit|
|Et puis… : …|
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