Ce matin, face à un miroir aussi embrumé que mon esprit, j’observe la fatigue, les nuits sans sommeil et les jours à fond le pied sur le champignon, la surcharge de travail des derniers mois, le stress, les contrariétés, la lassitude. J’examine les petits cernes apparus récemment qui assombrissent et ternissent mon regard…
Je ferme les yeux un instant, le temps de prendre une lente et profonde inspiration, de rassembler énergie, courage pour un nouvel aujourd’hui de marathon physique et cérébral, puis je scrute à nouveau. Peu à peu je retrouve une mine acceptable, un teint hâlé, le sourire et un air de bonne-humeur-tout-va-bien. Celui que je vais arborer toute la journée, comme un masque, un camouflage juste pour moi, destiné uniquement à me maintenir debout. Je ne veux pas "voir" comme je me sens.
Et avec tout ça, le temps de rien, même pas celui d’être un peu déprimée, ni de faire les soldes !
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