Il m’est devenu difficile d'écrire.
Pourquoi, depuis quelques temps, hormis le manque de disponibilité, je n’arrive plus à écrire ? L’envie est présente et bien présente, le temps me fait toujours défaut mais en y mettant du mien je pourrais toujours grappiller quelques instants de-ci, de-là. Non… le problème est ailleurs ; les idées foisonnent seulement les mots se carapatent, filent à l’anglaise dès que j’essaie de les transcrire. Je me "cogne" sempiternellement aux fuyards pressés, à ceux qui prennent la poudre d’escampette à la vitesse grand V et finissent par s’évanouir, allez donc savoir où.
Je ne sais qu’écrire après ce mot, cette virgule, cette ligne ou ce paragraphe, alors j’efface les lettres, mets en suspension les points, le temps de retrouver le fil perdu...
J’ai laissé filer l’écriture comme on lâche la ficelle d’un ballon que l’on ne tente même plus de retenir ; en le regardant, impuissante, m’échapper, s’envoler haut et disparaître loin dans les airs.
Septembre est là.
J’ai mangé les premières figues de la saison (oui, j’ai fait un vœu et tu sais lequel). Les figues c’est un peu comme le raisin, elles sont succulentes mais ont l’arrière-goût de l’été qui s’enfuit.
Il y a quelque chose d’inexplicable dans la fin de l’été qui me fait aimer et attendre impatiemment l’arrivée de l’automne avec ses effluves mêlés de bois, de feuilles, de pierres et de terre humides. Les premiers frissons d’automne ressentis à fleur de peau sont toujours synonymes de mélancolie et de réminiscences anciennes.
J’ai besoin de ces petits retours dans les instants d’avant pour aller de l’avant.
Septembre est là.
Peut-être me permettra t-il de reprendre au vol ce fil perdu quelque part entre ici et ailleurs…
Qui sait ?
|Allo papa tango Charlie|
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