La note promet d’être longue et forcément... la lecture aussi. J’ai essayé de résumer au maximum de mes possibilités mais allez donc demander à une bavarde de faire un choix entre tous les mots qui arrivent sur le bout de sa langue. Pas facile de se couper la parole… Alors… Je vous offre un café ? Un coca ? Du chocolat ? ;)
Il y a quelques jours, nous étions invités à l'anniversaire de Benoît. Cette soirée, organisée par sa femme - sur le thème des années 70 – se devait de rester une totale surprise pour lui. Donc pas question d’en parler des jours avant sans prendre le risque qu’un brin de conversation fuyant n’arrive jusqu’à ses oreilles. C’est le samedi en début d’après-midi que la ruche, consciente du peu de temps qu’il restait, s’agita dans tous les sens et se mit au travail. Pour moi également ce fût une sacrée surprise, visiblement on avait décidé de ne pas m’épargner puisque Véro avait eu la merveilleuse idée de m’entraîner avec elle sur la pente savonneuse d’une parodie du groupe ABBA. Oui, rien que ça : Le mythique groupe Suédois ! Moi qui chante comme une casserole au fond cabossé, j’avais de quoi rester sur le c… coite ! Mais pourquoi ne suis-je donc pas partie en Laponie ? En Terre Adélie ? Ou… 20 000 lieues sous les mers ? J’aurais préféré parodier Marceau. Non, pas Sophie… le mime. J’ai brusquement senti que c’était mon truc ça… Le mime.
Tout était prévu, y compris la visite chez un ami gérant d’une boutique vintage, pour que nous trouvions des vêtements en adéquation avec l’époque célébrée. C’est au moment de l’essayage qu’elle me porta l’estocade : non seulement je devrais m’égosiller abominablement, me trémousser lamentablement devant tous nos amis (sans compter les inconnus qui auront une sacrée première impression), mais il me faudrait porter une perruque blonde. Ce n’est pas vraiment gênant mais étant brune, elle blonde, il aurait été logique que… Et bien non, au diable cette foutue logique, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Autant pousser le pastiche à son paroxysme, quitte à être "ubuesque" autant l’être totalement et jusqu’au bout du bout.
Je vous fais grâce des détails inhérents à la préparation, aussi bien physique que mentale, pour arriver directement au moment M – pour être honnête, j’ai la flemmingite aigue et le ramollissement cérébral chronique.
Me voilà donc immergée dans le personnage de la blonde Agnetha, Véro dans celui de Frida et deux vrais faux blondinets, longs cheveux au vent, col pelle à tarte et pattes d’eph’, dans ceux de Björn et Benny. Le ridicule ne tuant plus depuis longtemps, fort heureusement pour moi, dans l’optimisme général nous entonnâmes miaulâmes maladroitement Gimme gimme gimme. Puis ce fût Waterloo ! Moment étrange, à la fois abracadabrant ABBAcadabrant, absurde et… Lunaire.
Une fois le calvaire terminé (Je pense à celui enduré par les fans en liesse pliés en quatre - certains attendant que leur tour vienne, soit pour le pipi room, soit pour l’instant du ridicule), Benoît-l’hilare-à-qui-je-garde-un-chien-de-ma-chienne, me transmit le bonsoir de Loïc. Il aurait immortalisé la scène (Ouch !), me dit-il, réalisé un "petit" medley de la soirée, en vidéo. Loïc, qui, ne tenant plus devant les braillements de ces quatre clowns sortis d’un remake rétrogradé série Z de Muriel, était subitement parti soulager sa vessie… Aussi.
- Loïc tu dis ? Quel Loïc ? Je ne connais pas de Loïc…
- Apparemment lui, il te connaît...
- … J’en connais bien un mais… Non ?
Loïc… Loïc… Serait-ce LE Loïc de Vox ? Ce Loïc là ?!!! Pas possible ??!! Je sais que le monde est petit – j’ai connu de plus improbables situations - mais tout de même… Quoique si je me réfère au job de Benoît, à celui de Loïc, sans compter qu’ils sont quasiment voisins, il n’y aurait rien d’exceptionnel à ce qu’ils se connaissent. Mais non, là ce n’est vraiment pas possible, ni même envisageable.
Y aurait-il un tout petit trou de souris dans le coin, histoire de pouvoir m’y cacher jusqu’à la nuit des temps et ainsi esquiver la honte ?
| Message Perso : Loïc, je suis prête à… beaucoup pour récupérer ce film portant atteinte à ma santé mentale. Je ne vois aucun intérêt à provoquer un Abbasourdissement* général. La preuve en images, que tu détiens peut-être, d’une prestation plus que douteuse, risquerait de me faire perdre toute crédibilité… Et certains acquis auxquels je tiens. Sans compter que ce chaos risque également d’aggraver considérablement le trou dans la couche d’ozone, celui de la sécu, d’intensifier le dérèglement climatique donc d’accélérer la fonte de la calotte glacière, d’accroître l’impact de la crise financière et… Je fais confiance à ton intelligence pour imaginer la suite ! ;) |
| Ambiance sonore : " My, my, I tried to hold you back but you were stronger. Oh yeah !!! […] I feel like I win when I lllooossseee" |
| Je porte : … Une tenue total camouflage – Il me faut bien ça |
| Phrase du jour : Saperlipopette, si j’avais su, j’serais pas venue ! |
*Abbasourdissement : Etat psychologique, voisin de la stupeur ahurie, provoqué par une absorption massive de musique Suédoise lamentablement pastichée.
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